PLATÃO:
Apologia de Sócrates

INDEX

L’impiété de Socrate: Myles F. Burnyeat
Notes

APOLOGIE:

- Pesquisa Junto aos Poetas
- Pesquisa Junto aos Artesãos
- O Verdadeiro Saber Consiste em Saber Que Não se Sabe
- As Muitas Inimizades e a Acusação
- Defesa Contra Meleto
- Meleto Não Sabe o Que é Educar Nem Corromper
- Meleto Acusa Sócrates de Ateísmo e se Contradiz
- A Missão Divina - Fazer o Que é Justo, Permanecer no Lugar Adequado, Obedecer ao Deus

Myles F. Burnyeat. «L’impiété de Socrate"
Notes

<http://methodos.revues.org/document49.html#bodyftn0> 1 Une version de cet article a déjà été publiée en anglais dans Aminadav Dykman et Wlad Godzich (éds.), Platon et les poètes : Hommage à George Steiner (Unité de littérature comparée, Faculté des Lettres, Université de Genève, 1996), p. 13-36, et dans Ancient Philosophy (17, 1997, p. 1-12), que nous remercions pour avoir autorisé la présente publication. La traduction est de Michel Crubellier.

<http://methodos.revues.org/document49.html#bodyftn1> 2 Nous ne sommes forcés de croire ni l’affirmation de Xénophon (Apologie 4) que Socrate avait été détourné par son « signe divin » de préparer sa défense à l’avance, ni l’histoire rapportée par Diogène Laërce (II 40) selon laquelle il aurait décliné une offre de Lysias d’écrire la plaidoirie à sa place. Il est cependant évident que l’interrogatoire de Mélétos en 24c-28a ne pouvait pas avoir été préparé entièrement à l’avance, pourtant la correction syntaxique y est respectée avec la même beauté que dans n’importe lequel des dialogues de Platon, même avec l’interruption de l’auditoire en 27b. La même remarque vaut pour la réponse de Socrate au verdict (35e et suivants). Il serait absurde de lire l’Apologie comme une transcription littérale du discours prononcé.

<http://methodos.revues.org/document49.html#bodyftn2> 3 Xénophon (Apologie 1) mentionne « d’autres » auteurs (au pluriel) qui ont écrit sur la défense de Socrate et sa mort, mais sans donner aucune indication sur leur identité ni sur le caractère de leurs écrits, si ce n’est que tous auraient rendu le ton élevé (ou : «hautain», megalêgoria) de son discours.

<http://methodos.revues.org/document49.html#bodyftn3> 4 Une version de cette conférence a été présentée à Genève en 1995, lors d’un colloque en l’honneur de Georges Steiner.

<http://methodos.revues.org/document49.html#bodyftn4> 5 La principale autre formule possible : « Juges… » (O andres dikastai), n’est employée par Socrate que dans son adresse d’adieu aux jurés qui ont voté contre la sentence de mort (40a, 40e, 41c) : ils ont mérité ce titre de « juges ».

<http://methodos.revues.org/document49.html#bodyftn5> 6 Sur les problèmes que pose la détermination des chiffres exacts, voir l’édition de John Burnet, la meilleure à ce jour : Plato’s Euthyphro, Apology of Socrates and Crito, Oxford 1924, ad loc.

<http://methodos.revues.org/document49.html#bodyftn6> 7 Pour une appréciation plus circonstanciée de l’importance de ce point, voir mon compte rendu de I. F. Stone, The Trial of Socrates, dans The New York Review of Books, 31 mars 1988.

<http://methodos.revues.org/document49.html#bodyftn7> 8 Je dis « une ou deux fois » parce qu’en 35d le mot theoi est une quasi-citation de l’acte d’accusation; et dans la phrase suivante –la phrase finale– Socrate rétablit ho theos, au singulier.

<http://methodos.revues.org/document49.html#bodyftn8> 9Traduction audacieuse, mais à laquelle je suis contraint par le contexte. L’énumération : « une, deux, trois », interdit de donner à sumplokê son sens ordinaire de « combinaison ». En dépit des dictionnaires, cela signifie ici : « élément d’une combinaison ».

<http://methodos.revues.org/document49.html#bodyftn9> 10 Extrait du premier des deux livres Sur les discours figurés (Peri eschematismenôn), d’auteur et de dates inconnus, qui nous ont été transmis dans le corpus de Denys d’Halicarnasse. Le texte grec se trouve dans Dionysii Halicarnassei Opuscula, vol. 2, éd. H. Usener et L. Radermacher, Leipzig 1904-1929, p. 305, 5-23. Je remercie Janet Fairweather pour m’avoir indiqué ce passage et m’avoir aidé pour la traduction.

<http://methodos.revues.org/document49.html#bodyftn10> 11 Pour un exposé plus détaillé de ce principe, je me permets de renvoyer à Ruth Padel : In and Out the Mind. Greek Images of the Tragic Self, Princeton, 1992, en particulier p. 166.

<http://methodos.revues.org/document49.html#bodyftn11> 12 Pour prendre la mesure de cette liaison inséparable, on peut consulter par exemple H.W. Parke, Festivals of the Athenians, Londres, 1977.

<http://methodos.revues.org/document49.html#bodyftn12> 13 Selon la construction de Burnet; les italiques sont de moi. Aussi bien la construction de la phrase que les italiques sont confirmés par l’expression de la même idée sous une forme négative en 41 cd : « À un homme de bien, il n’arrive aucun mal ni dans la vie ni dans la mort, et il n’est pas vrai non plus que ses affaires soient négligées par les dieux ». Cette célèbre profession de foi (présente comme quelque chose que les jurés honnêtes doivent tenir pour vrai) est l’endroit de l’Apologie où Socrate se trouve au plus près de l’idée de Providence divine. Mais il faut d’abord acquérir la vertu (pour une défense détaillée de la construction de Burnet, voir mon étude : « Apology 30 b 2-4 : Socrates, money and the grammar of givgnesqai », à paraître).

<http://methodos.revues.org/document49.html#bodyftn13> 14 Pour un exposé plus complet du caractère conflictuel de la divinité grecque, voir Ruth Padel : Whom Gods Destroy : Elements of Greek and Tragic Madness, Princeton, 1995, chapitre 20.

<http://methodos.revues.org/document49.html#bodyftn14> 15 G. Vlastos : Socrates, Ironist and Moral Philosopher, Cambridge, 1991, p. 166. Dans la traduction française : Socrate. Ironie et philosophie morale, traduction de C. Dalimier, Paris, 1994, p. 231.

<http://methodos.revues.org/document49.html#bodyftn15> 16 S. Rushdie : The Satanic Verses, Londres, 1988, p. 381. Dans la traduction française : Les Versets sataniques, traduction d’A. Nasier, Paris, 1989, p. 414.

<http://methodos.revues.org/document49.html#bodyftn16> 17 Pour une forme extrême de cette dénégation, voir Burnet, op. cit., p. 5-7.

Pour citer cet article
Myles F. Burnyeat. «L’impiété de Socrate"

 

 
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